Seul un changement profond de la conduite de l'économie, qui mettrait l’emploi et l'environnement au cœur des priorités de la société, permettra de faire reculer l’exclusion et de garantir aux générations futures une nature riche et préservée.
Cette prise de conscience est à la base de notre projet.
L’adhésion au projet est un acte fort et engagé; elle est animée par des conceptions laïques et démocratiques.
Un projet ambitieux
Dans le cadre des valeurs et critères de l'économie sociale et solidaire, notre projet consiste à :
- proposer et organiser des actions et dispositifs d'accompagnement et de formation professionnelle à destination des actifs les plus fragiles vis-à-vis de l'emploi,
- développer des activités économiques respectueuses de l'environnement qui permettent à ces personnes de travailler, de se former et d'être accompagnées,
- sensibiliser les personnes aux enjeux et aux pratiques d'une meilleure prise en compte de l'environnement,
- mutualiser des compétences et des pratiques pour favoriser la pérennité des actions.
Au sein des actions menées, chaque intervenant doit veiller à lutter activement contre le racisme, le sexisme, et contre toute forme d’obscurantisme ou de discrimination. Il doit aussi favoriser les échanges et l'émergence d'une certaine forme de solidarité entre les participants.
La diversité culturelle des personnes accompagnées et formées est source de richesse.
Le développement d'activités à finalité sociale, économiquement viables et écologiquement responsables, est inhérent du projet.
Une organisation professionnelle au service du projet
Afin d'atteindre nos objectifs, notre action requiert :
- une organisation et une gestion rigoureuses
- des méthodes de travail et d'intervention éprouvées
- un encadrement technique et pédagogique de qualité
- un lien fort avec les employeurs des territoires d'intervention
- La démarche de progrès
La mise en œuvre du projet passe par une démarche de progrès permanent, associant l'ensemble des acteurs sur les 3 axes du développement durable : l'environnement, le social, l'économie.
L'évaluation partagée
L’évaluation est une nécessité. Elle n’a de sens que si les objectifs et les méthodes font l’objet d’une négociation entre acteurs et financeurs. Elle ne peut se limiter aux seuls critères quantitatifs de maintien ou d’accès à l’emploi, mais doit réellement mesurer la progression des parcours professionnels des femmes et des hommes accompagnés.
L'évaluation doit également prendre en considération la quantité et la qualité des moyens mis en œuvre et ne pas se contenter de mesurer leurs effets qui peuvent dépendre d'éléments extérieurs à notre action.
Les apports en terme d'amélioration des conditions de vie doivent aussi être évalués. Le recueil de la parole des bénéficiaires permet de mesurer l'impact humain des actions réalisées.
La personne, acteur de son projet
De l'accueil au suivi en passant par les temps d'accompagnement et de formation, nos actions inscrivent la personne dans un parcours global dont elle est actrice.
Elle a accès à toutes les informations la concernant, et décide de chaque étape de son parcours.
La volonté et la nécessité de travailler avec les autres acteurs du territoire
Les territoires sont confrontés à la reconquête d'une qualité écologique, d'une économie pourvoyeuse d'emplois, et d'une cohésion sociale.
Nos actions ne peuvent se développer en dehors d’une forte logique de développement durable portée par l'ensemble des acteurs locaux : collectivités, entreprises, associations...
Cela implique innovation et expérimentation dans le respect des cadres institutionnels établis mais dans un souci permanent de participer à leur évolution dans l'intérêt des publics accompagnés.
MICELIO, un projet qui dépasse nos frontières !
Le Projet MICELIO vise à renforcer l’attractivité et la qualité de la formation liée aux métiers de la transition alimentaire dans les territoires transfrontaliers de Catalogne, d’Aragon et d’Occitanie. Il répond au besoin de professionnalisation du secteur agroalimentaire et à son faible attrait auprès des jeunes, des personnes en situation d’exclusion ou en reconversion, ainsi que des élèves des établissements scolaires. Le projet inclut un diagnostic partagé, la conception coopérative de programmes et méthodes pédagogiques, et la mise en réseau d’acteurs engagés dans une alimentation durable.
Le Projet MICELIO s’appuie sur un consortium transfrontalier composé de huit partenaires issus de la Catalogne, de l’Aragon et de l’Occitanie, aux compétences complémentaires. Le partenariat est coordonné par Association Formation Insertion Développement Local (AFIDEL) en tant que chef de file, et réunit Pays Pyrénées Méditerranée (PPM), l’Université de Gérone (UdG), la Fundació Girona Regió del Coneixement (FGRC), la Fundación Ramón Rey Ardid, la Fédération Départementale des CIVAM de Haute-Garonne (FD CIVAM 31), Jardins du Comminges et 3PA. L’ensemble du consortium associe des acteurs de la formation, de l’inclusion sociale, de l’agriculture sociale et agroécologique, de la recherche universitaire et du développement territorial. Cette diversité garantit une approche globale et cohérente de la transition alimentaire, fondée sur l’articulation entre expertise scientifique, innovation pédagogique et ancrage territorial dans les zones transfrontalières concernées.
Les résultats attendus portent sur le développement d’offres de formation communes, de nouveaux outils éducatifs, de parcours de découverte professionnelle et d’un réseau transfrontalier pérenne favorisant la circulation des pratiques et l’innovation en matière de durabilité alimentaire. Ces actions amélioreront l’accès à une formation de qualité et renforceront l’insertion socioprofessionnelle des publics cibles.
Le coût total du projet s’élève à 1.573.975,65 €, dont 1.023.084,17 € financés par le FEDER. Le Projet MICELIO bénéficie du soutien financier du Programme Interreg POCTEFA 2021–2027, qui soutient la coopération entre territoires frontaliers pour une Europe plus sociale et durable.


